Les déboires électoraux de Macron jettent le doute sur le leadership qu’il revendique au sein de l’UE
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Les déboires électoraux de Macron jettent le doute sur le leadership qu’il revendique au sein de l’UE

Le chancelier allemand Olaf Scholz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron, à Bruxelles, le 23 juin 2022. Le chancelier allemand Olaf Scholz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron, à Bruxelles, le 23 juin 2022. LUDOVIC MARIN / AFP

Le Conseil européen venait de s’achever, vendredi 24 juin à Bruxelles, et l’on en était aux remerciements d’usage à la fin de chaque présidence tournante du conseil de l’Union européenne (UE), celle de la France en l’occurrence. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a salué le travail « colossal » réalisé par Emmanuel Macron et ses équipes depuis le 1er janvier, en particulier depuis le déclenchement de guerre en Ukraine. « La France peut être fière de cette présidence », a-t-elle dit.

Impossible, derrière cet hommage appuyé, de ne pas voir aussi des mots de soutien à un dirigeant affaibli par la perte de sa majorité absolue à l’Assemblée nationale. Interrogé sur les conséquences de ce revers électoral sur la scène européenne, le chef de l’Etat a cherché dans la foulée à relativiser ses déboires, assurant que sa situation politique, était « affreusement banale » sur le continent. La « majorité relative » obtenue dimanche par les formations macronistes « apparaît comme très importante » comparée à celle d’autres gouvernements européens, a-t-il jugé, comme pour défendre sa capacité à diriger le pays, et, partant, à imprimer sa marque sur le continent. « La France sait faire des compromis. On passe notre temps, y compris votre serviteur, à en faire ici. Pourquoi ne serions-nous pas capables de le faire » à Paris, a lancé le président, disant croire « dans la bonne volonté » des députés français tout juste élus.

« Macron était l’homme fort de l’Europe depuis les élections allemandes » et le départ d’Angela Merkel à l’automne 2021, « maintenant c’est fini », tranche Philippe Lamberts, président du groupe Les Verts au Parlement européen. Les Européens avaient largement salué la réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Ils n’avaient pas caché leur soulagement de le voir reconduit à l’Elysée alors que Marine Le Pen était une nouvelle fois présente au second tour. Quelques semaines plus tard, non seulement le Rassemblement national (RN), mais aussi La France insoumise (LFI), deux partis eurosceptiques, ont privé le camp présidentiel de sa majorité absolue au Palais-Bourbon. Et instillé le doute sur le leadership européen revendiqué par le président français.

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Lors du sommet, jeudi et vendredi, Emmanuel Macron s’est fait discret, apparaissant devant la presse aux côtés du président du Conseil, Charles Michel, et d’Ursula von der Leyen. Mais il a fui les micros à son arrivée comme à son départ du Conseil. En prélude, le chef de l’Etat s’était beaucoup mobilisé, notamment lors de son déplacement à Kiev le 16 juin avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président du conseil italien, Mario Draghi, pour préparer l’attribution « historique » du statut de candidat à l’Ukraine et à la Moldavie, sur fond de retour de la guerre en Europe.

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